J'ai répondu par l'affirmative. Je n'avais pas encore senti le poids des mots. Désormais, ils m'accablent, m'obstruent la vision. Je vois flou. Je ne suis pas perdue, j'ai juste abandonné tout ce qu'il me restait, me permettait d'avancer, de ne pas perdre de vue mes objectifs; ce qui me rattachait à cette putain de vie. Les mots se logent dans le fond de ma gorge pour ne plus en sortir. Le compteur défile; minutes, secondes, toutes aussi dénuées de sens. Mais il faut continuer, faire comme si on était heureux, encore une fois. L'ultime.
Provocation intime. J'aime ce genre d'atteintes à la société puisque c'est elle qui nous a formé. Sans le vouloir, elle nous a transmis la Haine de l'autre, de la vie, aussi. Alors on se bat incessamment contre elle dans l'espoir d'une vie meilleure. On lutte encore et toujours contre une force qui n'existe pas mais qui perdure. Vous savez, la vie, c'est un peu foncer à 160km/h dans un mur sans s'arrêter. C'est de cette lutte dont je vous parle. Contre qui, contre quoi ? Des questions qui n'auraient pas lieu d'être.